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Municipales à Bagnolet : écologistes partout, EELV nulle part

Après soutenu la candidature de Claire Laurence au premier tour, EELV a décidé de ne soutenir aucune liste au second. En cause, malgré la fusion de la liste de sa candidate avec celle du PC et de LFI, la présence de certains de ses membres sur la liste du maire PS. Un article de Hélène Haus dans le Parisien du 19 juin.

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Bagnolet : évitons l’imposture !

Plus qu’ailleurs, la vie politique à Bagnolet semble irrémédiablement
marquée par le sceau de l’imposture. Raison de plus pour Michel
Léon d’appeler à voter pour la liste (n°3) Bagnolet, ville écologique,
solidaire et citoyenne.
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EELV refuse l’alliance avec Laurent Jamet!

Sans surprise, Claire Laurence s’est ralliée à Laurent Jamet, l’ancien premier adjoint de Marc Everbecq qui avait conduit la ville à la quasi-faillite avant 2014. Un choix qui ne passe pas à EELV qui lui a retiré son logo pour le second tour.

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Quelles leçons tirer du premier tour des élections municipales à Bagnolet?

Bien entendu, les circonstances exceptionnelles que nous vivons avec la crise du coronavirus ont conduit à une très forte abstention (61,60%). Mais cela ne rend pas les résultats insignifiants. D’autant plus que l’abstention est forte à Bagnolet (et dans le département) depuis des années: aux municipales de 2014, il y avait 50,81% d’abstention au premier tour et aux élections européennes, 65% en 2009, 68% en 2014 et 57,84% en 2019. Le record absolu d’abstention dans notre ville n’a donc pas été battu ce dimanche…

Pour analyser les résultats, il faut à la fois comparer les pourcentages et les nombres de voix. On peut noter que l’on retrouve le même trio de tête qu’en 2014 : Tony Di Martino, Laurent Jamet et une liste écolo-citoyenne. En 2014, Tony Di Martino et Laurent Jamet étaient ex-æquo à une voix près au premier tour. Cette fois, la liste de Tony Di Martino a creusé l’écart. Tony Di Martino est le seul à progresser à la fois en pourcentage et en nombre de voix par rapport au premier tour de 2014. Il passe de 21,24% en 2014 à 30, 78% en 2020, soit +9,46%. Il passe de 1794 voix à 2075 voix, soit +281 voix. Cela traduit à la fois son bilan de maire et l’élargissement de sa liste aux Écolos solidaires et à la société civile.

Laurent Jamet a fait le chemin inverse, son électorat s’est rétracté. Si son pourcentage passe de 21,25% à 22, 18%, il recule nettement en nombre de voix, passant de 1795 voix à 1495 voix, soit -300 voix. Du coup, l’écart avec Tony Di Martino qui était d’une voix (en faveur de Laurent Jamet) passe à… 580 voix (en faveur de Tony Di Martino) ! On ne peut que le constater, électoralement, l’apport de Raquel Garrido et de LFI est nul. Il ne permet pas au PC de progresser. Étonnante arithmétique politique où 1+1=1 !

Concernant les écologistes estampillés EELV, en pourcentage, Claire Laurence atteint presque le niveau de Mireille Ferri en 2014, 17, 62% contre 17,92%. Mais elle perd un grand nombre de voix, passant de 1514 voix à 1188 voix, soit -326 voix, un recul plus important encore que celui de Laurent Jamet! Elle perd plus d’une voix sur cinq ! Aux européennes, élections comparables on l’a vu pour l’abstention, EELV a obtenu 1371 voix en 2009, 909 voix en 2014 et 1483 voix en 2019. Le nombre de voix de Claire Laurence, 1188 voix, se situe nettement dans la fourchette basse pour EELV dans notre ville. Pourtant la faible participation avantage plutôt EELV car ses électeurs, de par leur profil sociologique, CSP+, votent davantage que les catégories populaires, mais cela n’a pas profité à Claire Laurence…

Les résultats d’EELV au niveau national sont mitigés: ils sont bons voire excellents quand EELV joue la carte de la dynamique et de l’union à gauche comme c’est le cas à Grenoble ou à Bordeaux, ou encore à Lyon, face au maire sortant Gérard Collomb passé du PS à LREM. Mais les résultats sont souvent médiocres quand EELV joue en solo contre la gauche, comme à Paris (10,8%) et encore plus à Marseille (8,94%) alors qu’une candidate ex-EELV arrive en tête avec une liste d’union de la gauche… A Montpellier, aucune des quatre listes EELV ou ex-EELV ne franchit non plus la barre des 10%!

Pour en revenir à Bagnolet, il faut remarquer aussi le résultat de la liste citoyenne conduite par Edouard Denouel qui obtient 13,68% et 922 voix. Elle se situe dans les mêmes eaux que Dynamique citoyenne en 2014 qui avait obtenu 10,40% et 879 voix.

Enfin le score de la liste de Philippe Renaudin associant LREM et la droite toutes tendances confondues est étonnamment bas: avec 8,41% (et 567 voix), la droite ne sera pas présente au 2e tour et au conseil municipal de Bagnolet! Jacques Nio (LR-UDI) avait obtenu 10, 23 % et 864 voix en 2014…

Le report du 2e tour laisse maintenant à tou-tes le temps de la réflexion …

Hors sol et entre-soi

Campagne, équipe, programme, tout est hors-sol dans la liste de Claire Laurence qui se prétend pourtant écologiste…

Campagne par procuration

Depuis quelques mois, les dirigeants parisiens d’EELV et d’autres personnalités se succèdent à Bagnolet pour prendre la parole lors des réunions publiques . Ce n’est pourtant pas eux qu’on va élire lors des élections municipales. A croire qu’ils sont encore dans la campagne des élections européennes ou déjà dans celle des présidentielles. En fait, c’est pour compenser la faible implantation d’EELV à Bagnolet et la dispersion de ses membres dans trois listes différentes. Et surtout le manque de consistance politique et de légitimité écologiste de Claire Laurence et de ses amis. Et côté Génération S ou Place publique, ce n’est pas mieux: il suffit d’un-e adhérent-e pour avoir le soutien officiel de ces formations, c’est dire leur représentativité! Que feraient-ils s’ils étaient élus? Y aurait-il une délégation spéciale d’EELV Paris qui viendrait gérer Bagnolet à leur place?

Programme: gardarem lou béton!

Claire Laurence et ses amis veulent conserver la dalle Maurice Thorez, un vestige de l’urbanisme sur dalle des années 60, lié au tout automobile, qui a connu pourtant un échec retentissant : difficultés d’accès, sentiment d’insécurité et de danger ont conduit partout à son abandon… En matière d’écologie, on peut sans doute faire mieux que les sols artificiels !

Le programme donne surtout le sentiment d’une méconnaissance de la ville, du territoire et des politiques menées ces dernières années. Dans la proposition N°1, il y a « instaurer un moratoire sur les projets immobiliers ». Or un tel moratoire a été instauré …en 2017 par le maire Tony Di Martino qui depuis a refusé 34 projets immobiliers correspondant à plus de 2000 logements! Toujours dans la proposition N°1, il y a « réviser le PLUI ». Or Est Ensemble vient d’adopter son premier PLUI, après des discussions dans les conseils municipaux et des réunions publiques sans que cela n’intéresse Claire Laurence et ses amis.

« Il est temps que la ville se dote d’un projet éducatif territorial » indique encore dans une pleine page le programme de Claire Laurence. Un projet éducatif territorial a pourtant été voté par le conseil municipal le …25 juin 2015! Bien sûr, il n’est pas parfait et peut être amélioré. Mais il existe bel et bien…

Rien dans le programme sur la Bergerie aux Malassis qui a été maintenue par le maire tout au long du mandat, ceci explique-t-il cela?

Cette méconnaissance générale des réalités de Bagnolet et l’absence d’expérience d’élu local constitue un handicap certain pour « changer la ville ». En partant d’aussi loin, il faudrait plusieurs années, peut-être la durée d’un mandat, pour prendre réellement la mesure des problèmes de Bagnolet et espérer les résoudre. Autant dire que pour répondre à l’urgence écologique, ce n’est pas la bonne voie.

Une équipe monocolore (mais pas verte)

L’équipe présentée dans la brochure-programme (et on peut le supposer la liste) est étonnamment monocolore. Les CSP+ sont surreprésentées, les catégories populaires absentes. Tou-tes habitent au centre ville, à la Dhuys ou aux Coutures. Bref cette liste n’est pas à l’image de la diversité et de la richesse de la population de Bagnolet. Elle n’a aucune légitimité pour imposer « sa vision ». Si l’on veut faire de l’écologie, c’est justement le mode de vie des plus aisés qu’il faut remettre en cause, car c’est les riches qui détruisent la planète comme le montre le journaliste Hervé Kempf.