Les travaux de réaménagement de la porte de Montreuil ont enfin commencé. Mais une partie des commerçant.es des Puces sont déplacés à l’autre bout du marché, côté Bagnolet, où il n’y a pas de place pour tout le monde! La situation est critique pour leur activité. La circulation, en particulier pour les piétons, vire au chaos. Et les engagements sur la propreté (installation de toilettes) semblent oubliés.
Voici (ci-dessous) le plan de la porte de Montreuil telle qu’elle sera sans doute un jour. En attendant, il est demandé à plus de 80 commerçant.es installé.es pour certain.es depuis cinquante ans dans la partie arborée au sud, côté porte de Montreuil, de déménager à l’extrémité nord, côté Bagnolet, pour 17 mois. Mais ces emplacements sont déjà occupés, notamment par les commerçant.es du marché à la ferraille de Bagnolet qui y ont été relogé.es après l’incendie de leur lieu de travail, il y a un an (Lire: Après l’incendie, l’indispensable solidarité). En plus des emplacements pour les stands, il faut pouvoir aussi stationner les camions. Rien n’est prévu pour cela. En l’état actuel, une partie des commerçants risque de devoir fermer boutique provisoirement ou …définitivement. Une catastrophe économique et sociale pour ces familles.
Les 17 mois ne correspondent pas à la durée totale des travaux pour réaménager la porte de Montreuil qui est bien plus longue, mais au temps estimé pour effectuer seulement les travaux de réfection du sol et de mise en valeur des arbres du carré où se trouvent actuellement les commerçant.es.
La discussion entre les Puciers et la mairie de Paris est au point mort. Il y a urgence à la reprendre!
Une alternative existe
D’autant qu’une alternative existe. Pendant les 17 mois, les commerçant.es pourraient être installé.es sur un emplacement qui jouxte les bâtiments de la CGT. Sur ce terrain, un hôtel sera construit mais les travaux ne doivent pas débuter avant 2028. Ce qui laisse largement le temps pour les travaux de réfection du sol du côté des Puciers. L’avantage, c’est que ce terrain est beaucoup plus accessible pour les client.es des Puces qui arrivent de Paris.

Il existe encore une autre alternative : c’est d’utiliser les terrains dévolus au padel pour y installer les commerçant.es. Des terrains d’un bleu étincelant qui semblent proclamer le triomphe de la gentrification quand des personnes vivent dans la rue à quelques mètres de là…
Le parcours du combattant
Pour atteindre les Puces depuis Paris, c’est le parcours du combattant, comme on le voit sur la carte ci-dessous. De nombreux piétons ne suivent pas le parcours indiqué par une signalétique fort discrète et coupent à travers les voies destinées aux automobiles et se mettent en danger.
Bienvenue dans le chaos urbain!
Où sont (passées) les toilettes?
Outre les centaines de commerçant.es, des milliers de visiteur.ses se pressent chaque week-end aux Puces. Le projet prévoyait de mettre en place un bloc de 13 toilettes, certaines réservées aux femmes et d’autres aux hommes, entretenues par le concessionnaire du marché. Mais dans le cadre des travaux actuels, il semble que l’ambition ait été fortement revue à la baisse, tant pis pour la propreté et l’hygiène! Seulement deux sanisettes Decaux (et bientôt une troisième?) ont été installées rue du professeur André Lemierre, sur le trottoir côté Bagnolet. C’est tout à fait insuffisant! Et après, on blâmera « les gens qui sont sales »!
Ce texte fait suite à une visite de terrain d’Edith Félix, adjointe à la propreté, d’Yoann Moisan, Conseiller municipal délégué au commerce et à l’attractivité du territoire et de Jean-Claude Oliva, Conseiller municipal et Vice-président d’Est Ensemble, qui ont rencontré les commerçant.es des Puces.







