A Bagnolet, les écologistes sont rassemblés

Les écologistes dans leur diversité n’ont jamais été aussi rassemblés et aussi dynamiques à Bagnolet. C’est ce qu’a montré notamment le succès inédit du meeting avec Marine Tondelier, Achraf Manar, Inès Seddiki et Almamy Kanouté le 9 février.

La salle municipale des Malassis était comble, du jamais vu pour les écologistes à Bagnolet! Ce succès peut s’analyser à un double niveau. C’est le succès de la stratégie de rassemblement large que constitue Bagnolet Collectif avec les Ecologistes, LFI, l’Assemblée des quartiers, les Ecolos solidaires, le PRG, et surtout de nombreux.es  citoyen.nes… C’est le succès du rassemblement des écologistes eux-mêmes: les Ecologistes, bien sûr, notre groupe Ecolos solidaires, mais aussi des militant.es de Génération Ecologie comme du PEPS (Pour une écologie populaire et sociale)…

Et au-delà des étiquettes partisanes, des identités, le plus important, c’est que les un.es et les autres s’engagent dans un même mouvement et dans une même pratique. Dans la même salle, on a ainsi pu entendre un jeune activiste qui ne se sentait pas représenté par les Ecologistes : ils nous parlent de bio mais ils ne savent pas ce que c’est d’avoir un frigo vide, vos priorités ne sont pas nos priorités. Et Marine Tondelier qui a grandi à Hénin-Beaumont entre deux fumée d’usine et pour qui, l’écologie c’est avant tout pour les plus démuni.es, plus exposé.es, par exemple, au bruit du périphérique ou des autoroutes, une cause majeure de maladies et de mortalité précoce. A noter que ce débat est fondamental pour les écologistes, bien au-delà de Bagnolet.

Donc voilà, on se parle, on s’écoute, on construit ensemble et ça peut aller loin, très loin. A la mairie de Bagnolet, bien sûr mais même au-delà. Pour preuve, la conclusion touchante d’Inès Seddiki : merci, vous m’avez redonné de l’espoir! D’habitude, c’est les orateurs qui viennent regonfler le moral des troupes, là c’est l’inverse qui s’est produit. On était loin du meeting classique, plutôt dans une mise en mouvement collective et réciproque.

Ecologistes divisés?

Dans son dossier sur les municipales à Bagnolet, citoyens.com titre de façon étrange « écologistes divisés ». Or c’est tout le contraire qui se passe: nous n’avons jamais été aussi uni.es! En 2014, la liste citoyenne conduite par la dirigeante d’EELV Mireille Ferri voyait Christiane et Michel Pesci, les principaux animateurs d’EELV à Bagnolet, se rallier à Tony Di Martino. En 2020, la division était maximale ; Claire Laurence avait obtenu le logo EELV et se retrouvait dans l’opposition, tandis que de nombreux.ses écologistes étaient dans la majorité, dans deux groupes différents, Ecolos solidaires et Bagnolet en commun. Aujourd’hui Denis Bargeau ne se retrouve pas dans le rassemblement des écologistes et préfère faire bande à part, c’est son choix. Unité ne signifie pas unanimité, c’est plutôt une preuve de vitalité démocratique. Même les communistes l’ont compris en votant à 86% pour le ralliement à Tony Di Martino, alors qu’ils n’avaient plus d’autre choix en réalité. 

Il y a une règle de l’efficacité politique:  attaquer ses adversaires sur leur point fort (et non pas sur leur point faible). Et justement, aujourd’hui le point fort des écologistes à Bagnolet, c’est leur rassemblement. D’où cette fable de la division. Mais il faut sans doute plus de subtilité et ne pas nier l’évidence : nous sommes rassemblé.es.

 

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